Nature Works

Exposition digitale et vente de posters en soutien à 11 jeunes artistes
En collaboration avec Thanks for Nothing et G.I.V.E.
Décembre 2020 — Janvier 2021

Artagon s’associe à Thanks for Nothing et au magazine G.I.V.E. pour soutenir une sélection de jeunes artistes de la scène française avec l’exposition digitale et la vente de posters « Nature Works ».

11 artistes ont été invités par Thanks for Nothing et Artagon à présenter une œuvre ayant pour sujet la nature et l’écologie positive dans les pages du troisième numéro du magazine digital G.I.V.E., nouveau média de Condé Nast France dédié aux nouvelles générosités.

Chaque œuvre est éditée sous forme d’affiche limitée à 100 exemplaires, qui peut être commandée en ligne au prix de 50€.
L’ensemble des bénéfices est reversé aux artistes.

Les œuvres sélectionnées donnent un aperçu de la manière dont des jeunes artistes sont susceptibles d’explorer notre rapport à la nature, en la représentant, en se l’appropriant ou en révélant son caractère affectif et émotionnel.

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Artistes présentés

Martin Belou, Jeanne Briand, Marion Charlet, Idir Davaine, Hoël Duret, Chourouk Hriech, Charles Le Hyaric, Estrid Lutz, Josèfa Ntjam, Sara Sadik, Edgar Sarin

Œuvres

Photo. Philippe De Gobert − © Martin Belou & Bernier/Eliades, Bruxelles

Martin Belou
Généalogies, 2020
Champignon sec, laiton, cuivre et argent

Martin Belou combine matériaux organiques et minéraux pour créer des assemblages semblant exister à la frontière du vivant et de l’inerte, rappelant la tradition de l’arte povera. Un champignon séché et divers métaux composent ici un paysage hybride, végétal et dépouillé, au sein duquel les éléments coexistent malgré leur éclectisme. Il s’en dégage une atmosphère stérile et inquiétante, comme au lendemain d’un épisode de sécheresse caniculaire. L’oxydation des métaux, les ramifications de l’arbre et l’aspect fossilisé du champignon sont autant de signes évoquant le passage du temps sur la matière, dont l’artiste retrace ici la généalogie et les transformations.

Né en 1986, Martin Belou vit et travaille entre Marseille et Bruxelles. Son travail a été montré lors d’expositions personnelles, notamment à la galerie Bernier/Eliades et chez Sans titre (2016) en 2020, ou à la galerie Catherine Bastide Projects en 2019, et collectives, comme au Palais de Tokyo en 2019.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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Photo. Alice Girard − © Jeanne Briand

Jeanne Briand
Ergonomic visitors from Fluid(s) of a Love Scene, jelly parade in the abyss, 2019
Photographie de méduses en verre soufflé phosphorescent

Axé sur la reproduction et l’origine des formes, l’univers de Jeanne Briand est peuplé de gamètes, de formes utérines et d’organismes divers qui remettent en cause la binarité qui sépare l’humain de l’animal, le technologique de l’organique. Elle présente ici des méduses en verre soufflé phosphorescent. Leurs modes de reproduction fascinent l’artiste. Soit les femelles captent les spermatozoïdes des mâles et la reproduction se fait dans leur estomac. Soit des gamètes (mâles et femelles) sont crachés dans les eaux, et se rencontrent au rythme des courants pour donner naissance à de nouvelles méduses. Ce processus est par ailleurs encouragé par le réchauffement climatique : plus il s’accentue, plus la prolifération des méduses est massive.

Née en 1990, Jeanne Briand vit et travaille à Paris et à Pantin. Ancienne étudiante des Beaux-Arts de Paris et de CalArts, son travail a notamment été exposé aux Magasins généraux en 2019, au MoCo-La Panacée en 2018 et au South Dublin Art Center en 2016.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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© Marion Charlet

Marion Charlet
Cruising VI, 2020
Acrylique sur toile

Pour Marion Charlet, la peinture est comme un rite de passage d’un état vers un autre ou comme un grand plongeon dans les abîmes d’un monde fantasmé, aux frontières du réel, à la fois doux et angoissant. Peindre pour l’artiste est une façon d’exorciser ses émotions et de se rappeler à la réalité tout en la contournant. Elle nous invite à naviguer dans des paysages à paillettes, autour d’architectures taillées au cordeau, dans lesquels nature verdoyante et personnages énigmatiques s’amusent ou sont suggérés. Ici le hublot reprend la forme d’un osselet d’Olivier Mosset et on nous invite à regarder l’horizon. Trop beau pour être vrai ? Une peinture presque universelle dont il est difficile de se lasser tant les narrations sont contemporaines.

Née en 1982, Marion Charlet vit et travaille à Boulogne-Billancourt. Elle a notamment exposé à Thonon-les-Bains en dialogue avec David Hockney, à la Patinoire Royale à Bruxelles et au Musée des Beaux Arts de Dole. Elle est actuellement exposée à la Galerie Paris-Bejing à Paris. 

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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© Idir Davaine

Idir Davaine
Sans titre – Tapis de velour, cotillons, 2020
Acrylique sur papier

La pratique d’Idir Davaine est liée à l’observation de ce qui nous entoure et de ce qui construit notre image moderne. Ses travaux ont pour inspiration le paysage en général et sa représentation dans les contes − telle que la forêt chez Grimm −, les formes anthropomorphes dans la nature et chez les animaux, comme le serpent, ou encore les symboles de notre civilisation comme les lettrages et drapeaux. Dès lors qu’il a identifié les détails qui retiennent son attention, il les capture, les photographie et les manipule afin d’en simplifier au maximum les formes. Il propose alors une peinture pleine de vie, entre abstraction et figuration. Il invite notre imaginaire à se promener dans ses couleurs comme dans une narration intérieure, sensible et poétique qui nous est personnelle.

Né en 1990, Idir Davaine vit et travaille à Saint-Denis. Il est diplômé de la HEAR de Strasbourg et des Beaux-Arts de Paris. Un sélection de ses dessins est entrée en 2019 dans la collection du CNAP.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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© Hoël Duret / ADAGP, Paris, 2020

Hoël Duret
Sans titre – Tank series, 2020
Photographie numérique

Sans titre – Tank series est issue d’une série d’images qui s’inscrivent dans la recherche en cours menée par Hoël Duret sur l’intelligence des plantes. Des photographies d’algues et de coraux, prises en aquariums, sont affichées sur un écran cathodique avant d’être photographiées à nouveau. Ce redoublement des supports, entre signal numérique et analogique, et les altérations visuelles qui en découlent mettent en avant l’artificialité d’une nature modelée et mise en scène par l’Homme. L’aquarium apparaît alors comme un paysage cosmogonique donnant à voir une réalité hybridée et fantasmée.

Né en 1988, Hoël Duret vit et travaille entre Paris et Nantes. Diplômé des Beaux-Arts de Nantes, il a notamment fait l’objet d’expositions personnelles à la Villa Merkel en 2020, à la Fondation Louis Vuitton en 2019 ou au Frac des Pays de la Loire en 2013. En 2020, son travail rejoint les collections du Centre Pompidou.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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© Chourouk Hriech

Chourouk Hriech
Give two, 2020
Gouache sur toile

Dans les œuvres de Chourouk Hriech, l’architecture est toujours dessinée en noir et blanc, au posca guouache ou au rotring et encre de chine, outils qui permettent ce trait précis. Avec pour référence l’écriture, la photo d’archive, la mémoire, ces tons sont à la fois silencieux et figés dans un espace réinventé, comme une volonté de résister au tourbillon urbain de nos vies. Ici des oiseaux et fleurs en couleur ont été imprimés numériquement sur le dessin. Ce paradoxe technique, l’artiste l’associe à l’exploration du vivant, au présent et à la joie. Pourtant, issus d’un carnet de motifs de l’ethnologue James Audubond (19e s), la majorité d’entre eux est menacée ou a déjà disparu. Comme une illustration de nos utopies contemporaines, cette série invite à méditer sur nos rêves et à en prendre soin.

Née en 1977, Chourouk Hriech est une artiste franco-marocaine qui vit et travaille à Marseille. Ses œuvres ont notamment été exposées aux Biennales de Shangai et de Marrakech, au MAMCO Genève, au Mac Val et au MAC Lyon.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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© Estrid Lutz

Estrid Lutz
ecotones mash-hup, 2020
Collage numérique et modélisation 3D

La pratique artistique d’Estrid Lutz se nourrit de son environnement, de recherches scientifiques, du vivant et des nouvelles technologies. Elle explore ici le concept d’écotone, qui désigne en biologie la zone de transition écologique entre deux écosystèmes. Le sable, élément commun aux espaces désertiques, aux plages et au fonds marins, apparaît ici comme une interface vivante, porteuse de la marque des organismes qui la traversent. Ce paysage énigmatique est envahi par des oursins, créatures technoïdes étranges et déroutantes, pouvant évoquer autant un virus qu’un alien. Ils semblent flotter et quitter leur milieu d’origine pour évoluer vers d’autres espaces.

Née en 1989, Estrid Lutz vit et travaille à Puerto Escondido au Mexique. Diplômée des Beaux-Arts de Paris et du Art Center College of Design de Pasadena, elle a notamment fait l’objet d’expositions personnelles au MoCo-La Panacée et à Future Gallery à Berlin. Son travail est présenté par Everyday Gallery à Anvers en décembre 2020.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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© Charles Le Hyaric

Charles Le Hyaric
La Nébuleuse, 2019
Structure en bois, grillage et filasse

Charles Le Hyaric est un artiste pluridisciplinaire qui travaille la peinture, la sculpture, le dessin et l’installation. Son œuvre est un questionnement sur la nature au sens très large, dans la volonté d’appréhender notre lien avec elle, aussi insaisissable que difficile à définir car nous en faisons partie. Dans ses recherches, il étudie notamment la science, l’astrophysique, la cosa-mentale et s’intéresse, toujours avec poésie, à notre rapport au cosmos, au temps, à l’espace et à la matière. 
La Nébuleuse est une créature en filasse et en bois, dont la forme à mi chemin entre baleine/carcasse, ou nuage/mirage, flotte dans une forêt. Laissée dans la nature pendant plusieurs semaines, elle est devenue l’abri et le lieu de vie d’insectes et d’oiseaux et celui des rêves des passeurs.

Né en 1987, Charles Le Hyaric vit et travaille à Marseille. Il est diplômé des Beaux Arts de Paris et a exposé à la Biennale artpress à Saint Etienne, à la Fondation Francès et au Chateau Valmer.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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© Josèfa Ntjam

Josèfa Ntjam
Changer les étoiles en boules à facettes, 2019
Photomontage, techniques mixtes

Josèfa Ntjam associe dans son travail sculpture, photomontage, performance, film et écriture. Glanant la matière première de ses œuvres sur (les) internet(s) et dans les livres de sciences naturelles, elle utilise le collage – d’images, de mots, de sons et d’histoire(s) – comme mode opératoire pour déconstruire les grands récits à l’origine de discours hégémoniques sur les notions d’origine et d’identité. Son travail prend souvent forme à partir d’enquêtes scrupuleuses sur des événements historiques, des fonctions scientifiques ou des concepts philosophiques, auxquels sont mêlées des références à la mythologie, aux rituels ancestraux, aux symboles religieux ou à des récits de science-fiction.

Née en 1992, Josèfa Ntjam vit et travaille à Aubervilliers. Diplômée des écoles d’art de Bourges et de Paris-Cergy, ses travaux ont notamment été présentés par les Ateliers Médicis, le Palais de Tokyo et la Fondation Pernod Ricard en 2020, ainsi que lors de la Biennale de Lyon en 2019.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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© Sara Sadik

Sara Sadik
Yahya, 2020
Modélisation 3D

Sara Sadik mêle dans sa pratique vidéo, performance, installation et écriture. Elle porte dans ses œuvres des voix de la jeune diaspora maghrébine en France et de sa culture, telle qu’elle se diffuse dans la musique, la mode ou sur les réseaux sociaux. Dans Yahya, elle représente un paysage intérieur mélancolique teinté de science-fiction, un « désert affectif », qui fait référence aux espaces urbains des quartiers populaires, dans lesquels une jeunesse invisibilisée par les politiques publiques se voit refuser l’expression de toute vulnérabilité. L’artiste révèle ces paroles empêchées telles qu’elles s’expriment sur les réseaux sociaux, qui semblent offrir un espace alternatif où faire communauté, un lieu propice à la confession et au partage des émotions, dans l’intimité de conversations nocturnes.

Née en 1994, Sara Sadik vit et travaille à Marseille. Diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux en 2018, son travail a notamment été présenté lors de Manifesta 13 Marseille en 2020 et au Palais de Tokyo en 2019.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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© Edgar Sarin

Edgar Sarin
Harmonie Accidentelle — couteaux, 2017
Tirage Polaroïd

Edgar Sarin est un artiste conceptuel, qui mêle dans sa pratique sculpture, photographie et performance. En gardant une notion de mystère presque absolu, il nous invite à notre propre interprétation et compréhension des indices qu’il s’amuse à nous donner – ou pas.  Dans l’ensemble de ses œuvres, on retrouve une grande maîtrise des techniques artisanales et une capacité à sublimer les matériaux bruts, comme le chêne, le marbre, le plâtre. Pour Gaël Charbau, commissaire indépendant, il a développé « une écologie du geste » et « s’approprie des matériaux simples et essentiels pour les métamorphoser ». Ici, cette photographie Polaroïd est issue de la série des harmonies accidentelles qui fait référence à des états d’équilibre.

Né en 1989, Edgar Sarin vit et travaille à Clichy. Lauréat de la Bourse Emerige en 2016, il fonde en 2020 La Méditerranée, un groupe de recherche orienté sur l’exposition avec Mateo Revillo. Il a exposé au Collège des Bernardins, au CCCOD Tours et pour la Nuit Blanche 2018.

Disponible en poster format A3
50€ (édition limitée à 100 exemplaires)

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Thanks for Nothing est une plateforme philanthropique créée en 2017 comme une réponse artistique et solidaire à la crise sociétale. Elle conçoit des formats innovants d’événements culturels et solidaires autour de grandes causes comme l’éducation, les droits de l’homme et l’environnement.

 

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G.I.V.E. pour « générosité », « innovation », « valeur » et « émotion », est le dernier média du Creative Studio de Condé Nast France, dédié aux nouvelles générosités. Les numéros s’articulent autour de cinq enjeux : la santé, l’environnement, l’éducation, l’inclusion sociale et la culture. Pour son troisième numéro sur l’écologie positive, G.I.V.E. s’est entre autres associé aux fondations Good Planet, Surfrider et WWF.